Notes 

Le marché de la sécurité intérieure

In Les cahiers de la sécurité intérieure, IHESI, nov 90-janv 91, collectif

Principaux thèmes :

Evolution de la répartition des missions de police et de sécurité au travers du temps. Le développement du concept de propriété privée accentue les problèmes posés aux forces de police publiques, pour accéder à des espaces privés (domicile,...) où se situe la majorité des infractions.

Coupure entre une police de "spécialistes" et la population. Accentuée par les modes de patrouilles motorisées. Non représentativité "ethnique" de la police dans certains quartiers avec le développement des zones urbaines.

Développement de services de sécurité internes aux grandes structures, dissociés des services contractuels achetés sur le marché.

Rôle des assurances dans le développement du marché de la sécurité.

Problèmes posés par la vague d'attentats en 1986, où la police ne sufit pas pour contrôler les lieux comme les grands magasins è il faut "déléguer" ces missions de sécurité.

Peut-on "acheter" la sécurité si on estime que l'Etat est insuffisant?

Logique lucrative du secteur de la sécurité plus que logique sécuritaire ?

Développement de "zones grises intermédiaires" è espaces privés accessibles au public (centres commerciaux, hôpitaux, complexes de sport et loisir, campus universitaires, complexes résidentiels....)

Problèmes posés par le recrutement d'anciens membres des forces de police ou armée dans les sociétés de sécurité qui brouille les frontières. Echange de renseignement de part et d'autre. Cette interpénétration peut aussi s'expliquer par la connaissance des rouages du pénal qui permet de "mettre en forme" les affaires.

Les plus gros marchés de sécurité privée se font avec des acteurs publiques (Défense nationale, CEA, aviation, SNCF, RATP,...)

Distinction entre sécurité publique qui veut protéger les personnes et sécurité privée qui protégerait plus les biens. (le citoyen est incapable de protéger ses biens.

Les extrêmes comme en Grande-Bretagne où la garde de détenus était sous-traitée à des sociétés privées.